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Homosexualité : au Togo, personne n’ose en parler !

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Véritable tabou au Togo, la question de l’homosexualité est évoquée avec beaucoup de réserve. Même si la pratique gagne peu à peu plusieurs secteurs d’activité, ni le gouvernement ni les organisations de la société civile, ne souhaitent vraiment se prononcer sur le sujet. D’autant plus qu’au pays de Faure Gnassingbé, cette orientation sexuelle est considérée comme une abomination. « Ce que les uns et les autres font de leur vie sexuelle en catimini les engage », avait déclaré récemment Christian Trimua, le ministre des Droits de l’homme. Toutefois, elle est légalisée dans 16 pays africains dont le Botwana, dernier pays à la décriminaliser.

Faisant partie de la minorité sexuelle, les LGBTQIA+ (lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queers, intersexes et asexuelles) vivent souvent cachés, craignant notamment la discrimination.

Lire aussi : Trimua : ‘L’homosexualité n’est pas un droit de l’Homme’

Sur le continent, seul l’Afrique du Sud a autorisé en 2006, le mariage entre personnes de même sexe.

Considérée comme un crime notamment en Afrique, l’homosexualité est passible de lourdes peines d’emprisonnement allant de 20 à 30 ans à la peine de mort, à l’instar de la Tanzanie ou l’Ouganda.

Selon la législation togolaise, les actes homosexuels sont passibles de 3 ans d’emprisonnement et d’une amende allant de 100 000 à 500 000 F CFA.

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