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Togo/PRISET : « Le GF2D nous a donné des outils nécessaires pour bien gérer les plaintes », Sodjinsi Kokuvi

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Le viol, le harcèlement sexuel ou encore les faveurs sexuelles sont devenus monnaie courante au sein des communautés togolaises. Ces comportements sévèrement punis par le Nouveau code pénal, sont à proscrire dans le cadre de la mise en oeuvre du Projet de Réformes et d’Investissement dans le Secteur de l’Energie au Togo (PRISET). En mode prévention, la CEET a initié depuis le 8 juin 2021, en collaboration avec le GF2D, une série de formations sur la prévention et la gestion des violences basées sur le genre (VBG), à l’endroit des Comités de gestion des plaintes des zones d’intervention du projet. Les ateliers de formation qui se poursuivent dans les 10 cantons des préfectures du Golfe et d’Agoé Nyivé, ont été marqués ce samedi 19 juin par l’étape du canton d’Aflao-Gakli, ayant regroupé une quarantaine de participants. Quelles appréciations les bénéficiaires de ces rencontres font-ils de la démarche de la CEET et le GF2D ? Voici les propos recueillis par notre rédaction de quelques participants interrogés.

Globalement, les participants à l’atelier de formation de ce jour, estiment être aguerris à travers une bonne dose d’informations sur les violences basées sur le genre (VBG).

Mais aussi sur les techniques de gestion des VBG y compris exploitation et abus sexuel (EAS) et harcèlement sexuel (HS) et violence contre les enfants (VCE).

Lire aussi : Togo/PRISET: le GF2D expose les types de VBG qui peuvent subvenir dans les zones d’intervention du projet

Voici donc les avis de quelques membres du Comité de gestion des plaintes du canton d’Aflao-Gakli :

« Nous avons beaucoup apprécié l’initiative. Il faudrait que ces comportements puissent être bannis de nos communautés. A travers cette formation du GF2D et de la CEET, nous sommes outillés davantage pour prévenir ces violences faites aux femmes et aux enfants. C’est une école à laquelle nous avons été, et qui nous a permis d’avoir les outils nécessaires afin de prévenir ces actes qui peuvent nuire à la vie de tous dans le canton d’Aflao-Gakli. A notre tour, en qualité de pairs éducateurs, nous allons porter l’information à l’endroit des populations, les sensibiliser surtout sur ces comportements, afin que le message reçu puisse être passé. Pour le moment, nous n’avons pas encore reçu de plainte avérée dans notre canton, car les travaux d’extension du réseau électrique de la CEET ne sont pas encore arrivés à notre niveau. Mais, ce dont je me réjouis est que le GF2D nous a donné des outils nécessaires pour bien gérer les plaintes, quand elles subviendront ».

Sodjinsi Kokuvi, agent de la Commune du Golfe 5 (photo à la Une)

« Je remercie beaucoup les initiateurs de cet atelier. Car en dehors de notre mission de gestion de plaintes, en tant que parents, nous avons également la responsabilité d’assurer une meilleure éducation et un meilleur encadrement de nos enfants surtout nos filles, afin qu’elles ne deviennent pas une proie facile à des prédateurs sexuels. Cette formation me permet de sensibiliser mon entourage, surtout les filles de mon quartier afin qu’elles restent vigilantes vis à vis des violences basées sur le genre à savoir les violences sexuelles, les agressions physiques, les violences psychologiques« .

Mme Lombo Louise, membre du comité de gestion des plaintes d’Aflao-Gakli

« Ce qui a le plus attiré mon attention, c’est que le formateur nous a expliqué qu’il peut s’avérer que l’exécution de certains travaux puisse prendre du temps. Et certains ouvriers peuvent passer 1 à 3 ans sur le chantier. Un temps largement suffisant pour tisser une relation avec une fille ou une femme, souvent démunies. Ces relations donnent souvent lieu à des comportements susceptibles qui peuvent faire naître des cas de viol, de harcèlement sexuel ou de pédophilie. En plus, il nous a fait comprendre que les ouvriers sont en perpétuelle mobilité. Il serait donc difficile de retrouver l’auteur d’une grossesse indésirée ou d’un viol ».

Solange Esso, membre du comité de gestion des plaintes d’Aflao-Gakli

Initié par le gouvernement avec l’appui de la Banque Mondiale, le projet PRISET vise l’amélioration de la qualité des services électriques fournis aux clients de la CEET en milieux urbain et péri-urbain dans les préfectures du Golfe et d’Agoé Nyivé.

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