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Togo/PRISET: le GF2D expose les types de VBG qui peuvent subvenir dans les zones d’intervention du projet

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Démarrée le 8 juin 2021, la série d’ateliers de formation à l’endroit des comités de gestion des plaintes, sur la prévention et la gestion des violences basées sur le genre (VBG), se poursuit dans les 10 cantons des préfectures du Golfe et d’Agoé Nyivé. Lesquelles constituent les zones d’intervention du Projet de Réformes et d’Investissement dans le Secteur de l’Energie au Togo (PRISET). Un projet piloté par la CEET, qui a signé un accord de collaboration avec l’ONG « Groupe de réflexion et d’action Femmes, Démocratie et Développement » (GF2D), spécialisée dans la défense des droits de la femme et de la lutte contre les violences. Après les cantons d’Amoutiévé, Bè et Agoè la semaine dernière, le weekend écoulé a été marqué par les étapes de Sanguéra, Sagbado et Legbassito.

Dans ces trois cantons, les responsables du GF2D se sont prêtés au même exercice. Celui d’outiller le personnel des entreprises impliquées dans la réalisation des travaux, les comités de gestions des plaintes et communautés riveraines, sur les violences basées sur le genre (VBG) y compris exploitation et abus sexuel (EAS), harcèlement sexuel (HS) et violence contre les enfants (VCE).

Lesquelles peuvent éventuellement survenir dans le cadre de l’exécution des travaux d’extension de réseaux électriques du PRISET.

Ainsi, dans le développement du module « Les violences basées sur le genre (VBG) y compris exploitation et abus sexuel (EAS) et harcèlement sexuel (HS) et violence contre les enfants (VCE) dans un contexte d’extension de réseaux électriques du PRISET », Pascal Ahiavédomé, chargé du projet PRISET au GF2D, a énuméré dans un premier temps les types de violences qui peuvent subvenir dans les zones d’intervention du projet.

Il s’agit entre autres : les violences sexuelles (viol, harcèlement sexuel, faveurs sexuelles), les agressions physiques, les violences psychologiques.

Lire aussi : Projet PRISET : la CEET et le GF2D en prévention contre les violences basées sur le genre dans les 10 cantons du Golfe et d’Agoé Nyivé

Face à cela, une personne (un ouvrier dans ce contexte particulier) peut tomber dans les infractions de violence sexuelles et basées sur le genre telles que : la prostitution sur mineure, le viol, le harcèlement sexuel, l’agression sexuelle, la violence psychologique, les grossesses précoces et le mariage forcé.

« Ces violences constituent des graves violations des droits humains », a souligné l’orateur. Et de préciser qu' »elles peuvent se produire dans les maisons, sur le lieu de travail, dans les communautés, etc ».

« Elles peuvent avoir, à court ou long terme, de sévères répercussions physiques, psychologiques et sociales non seulement pour les personnes qui en sont survivantes, mais aussi pour leurs familles. Cela comprend les risques accrus de maladie, de grossesse indésirée, de détresse psychologique, de stigmatisation, de discrimination et de difficultés scolaires », a expliqué M Ahiavédomé.

Toujours dans son développement, le formateur a fait cette précision : « l’importance réelle des violences sexuelles est masquée du fait de leur caractère sensible et illégal ».

« La plupart des survivantes et des familles ne rapportent pas ces cas d’abus et d’exploitation de peur d’être stigmatisés, par crainte, et par manque de confiance envers les autorités ».

A en croire ce dernier, « la tolérance sociale et le manque de sensibilisation contribuent également à la sous-déclaration de ces faits« .

Par conséquent, souligne le responsable de l’Ong GF2D, « le projet envisage de créer un dispositif approprié devant permettre la gestion satisfaisante de la prévention et réponse à la Violence Basée sur le Genre (VBG) qui serait liée à la mise en œuvre du projet ».

Etant donné que la réalisation des travaux d’extension de réseaux électriques de PRISET, crée des changements dans les communautés touchées avec l’afflux de la main d’œuvre (les employés des entreprises) qui interagissent avec les femmes et les enfants, peuvent contribuer à exacerber le risque des violences basées sur le genre, la CEET s’est donc engagée à prévenir et atténuer ces risques.

A noter que les cantons de Togblekopé, Aflao Gakli, Baguida, Vakpossito sont les prochaines étapes de cette série d’ateliers de formation.

A terme, ils devront permettre d’outiller au total 509 membres des comités de gestion des plaintes, repartis dans les 10 cantons des préfectures du Golfe et d’Agoé-Nyivé.

Initié par le gouvernement avec l’appui de la Banque Mondiale, le projet PRISET vise l’amélioration de la qualité des services électriques fournis aux clients de la CEET en milieux urbain et péri-urbain dans les préfectures du Golfe et d’Agoé Nyivé.

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