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Bodjona : « L’émiettement de la presse au Togo fragilise sa force »

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Sensée servir de contre-pouvoir face aux trois pouvoirs incarnant l’État, la presse est souvent déviée de sa trajectoire. Au Togo, elle est inféodée à des courants politiques. Ce qui amène à des journaux très partisans. De l’avis de Pascal Bodjona, ancien ministre de l’Administration territoriale, « l’émiettement de la presse au Togo fragilise aussi la force de la presse elle-même ». Ce dernier pense que « cette vulnérabilité peut mettre en danger la liberté de la presse ». La réalité, soutient l’ex-bras droit de Faure Gnassingbé, « est que l’homme politique ou l’homme d’affaires peut influencer facilement la plume d’un journaliste lorsque ce journaliste vit dans la misère ».

A la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), on confirme l’hypothèse selon laquelle il existe une bipolarisation des journaux privés au Togo. 

Pour redorer le blason, M Bodjona estime qu« il s’avère nécessaire de donner plus de force aux organisations de presse, et faire des sanctions en interne ».

« Les moyens doivent aussi accompagner le professionnalisme, afin d’avoir une presse beaucoup plus professionnelle et plurielle », ajoute l’ex-ministre grand format.

Me Sylvain Attoh-Mensah, avocat au Barreau de Lomé souhaite pour sa part que la presse dans son ensemble, contribue à la construction d’un Etat plus prospère.

« Nous sommes partis de la presse de chien écrasé à la presse de dénonciation. Ensuite à une presse de calomnie. Maintenant, le défi est d’arriver à une presse de construction ».

Me Sylvain Attoh-Mensah

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