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Le GRAD de Victor Alipui préconise une refondation du Togo, un ‘manifeste’ rendu public !

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Le Togo n’est pas en démocratie. C’est du moins ce qu’on pense au Groupe de Réflexion et d’Action pour le Dialogue, la Démocratie et le Développement (GRAD). Dirigé par l’ancien ministre Victor ALIPUI, l’organisation a exprimé cette position vendredi denier, à l’occasion de la présentation de son ‘Manifeste pour la refondation du Togo‘. Un document qui propose un ‘gouvernement de transition, d’unité nationale et de mission‘ pour, dit-elle, sortir le Togo de l’impasse.

Dans le manifeste de 48 pages dont la rédaction de Togo People a obtenu copie, le GRAD estime que « les origines du déficit du processus de démocratisation au Togo sont essentiellement liées au coup d’Etat du 13 janvier 1963, au refus de l’indépendance réelle par l’ancienne
puissance coloniale et à la division idéologique du monde ».

En d’autres termes, estime le groupe, « l’impasse politique actuelle en est la conséquence ».

 Le GRAD fait savoir dans son document que « la stratégie de coup de force militaire permanent et la division des partis de l’opposition ont contribué à son endiguement ».

Il estime également que « le refus d’entreprendre l’ensemble des réformes préconisées par l’Accord politique global (APG) confirme l’échec avéré, patent, du processus de démocratisation au Togo ».

Un échec que, souligne-t-il, « la création de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) en 2009 et celle du Haut-Commissariat pour la Réconciliation et le Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) en 2014, n’ont pas permis de corriger ».

Pour le GRAD, la formation d’un gouvernement de transition, d’unité nationale et de mission s’avère donc indispensable.

« Et ce type de gouvernement doit être le fruit d’un compromis et d’un dialogue entre les principales parties prenantes à la crise, à savoir les principaux partis politiques, les organisations de la société civile et les différents corps socioprofessionnels », a-t-il précisé.

« Il est avant tout un gouvernement de mission, chargé de mettre en œuvre une feuille de route bien élaborée avec un chronogramme, définie par un accord politique entre tous les protagonistes de la crise dans le cas d’espèce, de convoquer une Assemblée constituante appelée à élaborer une nouvelle constitution indispensable à la refondation de l’Etat togolais. Les prérogatives du Chef de l’Etat en même temps Chef de gouvernement doivent être également définies par un accord politique entre tous les protagonistes de la crise », préconise le manifeste. .

De même, rappelle le document, « l’organisation des élections à l’Assemblée constituante exige de mettre en place un processus participatif des institutions politiques légitimes, telles que la Cour Constitutionnelle, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), les Forces de l’ordre, de sécurité et de défense, et la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) ».

Victor ALIPUI, président du GRAD

Pour une refondation du Togo, le GRAD recommande la mise en place de trois structures composées d’hommes d’expérience à savoir la Commission présidentielle de trois membres (une personnalité de la société civile, un Officier supérieur des Forces Armées à la retraite, un Juriste de haut niveau), le Conseil des ministres de 15 membres (président du Conseil des ministres, six ministres à savoir un par région plus la Commune de Lomé, neuf ministres technocrates y compris un représentants de la diaspora) et enfin, des institutions opérationnelles d’appui recomposées (la Cour constitutionnelle, la CENI et la HAAC).

Pour le GRAD de Victor ALIPUI, « ces institutions, en particulier la Cour constitutionnelle, la CENI et la HAAG, doivent en outre revoir la composition et le mode de désignation de leurs membres afin de leur conférer l’autorité nécessaire pour accomplir leurs fonctions en toute indépendance.

Quant aux Forces de l’ordre et de sécurité, recommande le document de l’ancien ministres et ses pairs, « elles doivent prendre des mesures de sécurité permettant de rassurer la population togolaise traumatisée et d’éradiquer les milices, au cas où elles existeraient toujours ».

En effet, note relève le document, « le rapport de l’enquête conduite par les Nations unies, au lendemain de la crise électorale d’avril 2005, signale l’existence de ces milices et recommande leur dissolution dans le cadre de la lutte contre les violences politiques dans le pays ».

Une fois les améliorations préconisées effectuées, souligne le GRAD, « le gouvernement de transition pourra convoquer le corps électoral pour l’Assemblée constituante ». « Laquelle devra conduire à l’adoption des réformes politiques ».

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