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Protection sociale dans les mines au Togo : « des avancées…mais beaucoup reste à faire »

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La protection sociale demeure un défi majeur dans les industries extractives. Ces dernières années au Togo, des avancées notables ont été constatées au niveau de la plupart des grandes entreprises. Lesquelles ont fait des efforts pour protéger leurs travailleurs. Ce constat a été dressé mercredi 16 décembre 2020 par Kodjovi SEDONOU, Secrétaire Général adjoint du Sydemines (Syndicat Démocratique des Mines) à l’issue des travaux du 7è Forum Solidarités Sociales des Travailleurs du Togo (FSSTT 2020). Un grand rendez-vous qui s’anime au centre de formation de CSI-Afrique, sis à Lomé, la capitale togolaise. Ce dernier note tout de même que « beaucoup reste à faire, tant le secteur est à risque ».

Faisant le point sur des ‘avancées ou des reculs ces deux dernières années sur les conditions de travail dans les mines au Togo‘, M Sedenou a affirmé sans ambages que « la protection sociale s’achemine vers une avancée importante » dans le secteur privé en général avec les dispositions des articles 228, 229 et 230 du code du travail en relecture qui font obligation aux employeurs de souscrire au profit de leurs travailleurs une assurance couvrant la maladie et les accidents non professionnels.

Cela se voit dans la mise à disposition des équipements de protection individuelle communément appelés EPI, la déclaration des travailleurs à la CNSS et autres.

Aujourd’hui, renseigne le SG adjoint de Sydemines, « tout travailleur permanent ou contractuel, qui ne porte pas ses EPI ou qui n’est pas déclaré à la CNSS ne peut pas travailler à WACEM ».

Si ces efforts sont à saluer, le conférencier précise toutefois qu’il reste du chemin à faire.

Car, fait-il savoir, « une minorité de ces entreprises ont souscrit à l’assurance maladie pour leur travailleur et leur famille ».

« Un grand nombre de travailleurs contractuels avancés en âgé ne pourront pas jouir d’une réelle pension vieillesse. Les petites entreprises de matériaux de construction implantés un peu partout sur l’étendue du territoire et spécialement dans la préfecture du ZIO échappent aux contrôles des inspecteurs et exploitent leurs travailleurs dans des conditions déplorables sans EPI pour la plupart et 10 heures minimum par jour sans rémunération des heures supplémentaires », déplore Kodjovi Sedonou.

Les travaux du 7è FSSTT qui se poursuivent à Lomé, devraient accoucher des recommandations en ce sens. Ceci, pour un travail à visage humain dans le secteur minier au Togo.

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