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‘Ecoles de BTS’ : Ihou Watéba lève toute équivoque, la bombe désamorcée !

Ihou Watéba_togopeople

Le bras de fer n’aura pas lieu. A ce jour, il n’y a jamais eu de refus d’agrément de la part du gouvernement aux universités privées”. C’est la mise au point faite ce lundi 9 novembre par le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Majesté Ihou Watéba. Une nouvelle qui devrait certainement réjouir les fondateurs et promoteurs des universités privées mais aussi nombre de parents et étudiants durement affectés par la note du gouvernement en date du 8 octobre dernier, portant suspension provisoire de toutes les procédures d’inscriptions au sein des universités privées du Togo. Le professeur Ihou Watéba a fait cette intervention à l’issue d’une rencontre intervenue ce jour à Lomé, avec les membres du Conseil des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur (CEPES).

Expliquant les contours de cette décision qui a secoué la semaine dernière le secteur de l’Enseignement supérieur au Togo, le ministre de tutelle a fait savoir que “l’ambition du gouvernement était d’évaluer ce qui se fait en termes de formation professionnelle tant au niveau du public que du privé, afin de dégager les zones de faiblesse et les points forts”.

Et c’est ce qui détermine un renouvellement ou non d’agrément.

Pour le Prof. Ihou Watéba, “l’objectif n’est pas d’empêcher les écoles de formation d’évoluer mais de les amener à être beaucoup plus compétitives afin de répondre mieux aux besoins sur le terrain”.

“Nous avons des exigences qui ne sont pas que nationales, il y a des exigences régionales à savoir celles du CAMES (Conseil Africain et Malgache des Enseignements Supérieurs), des exigences au niveau internationales, qui demandent à savoir qui fait quoi, qui enseigne quoi, à qui et dans quelles conditions”, soutient ce dernier.

“Et le ministère de l’Enseignement supérieur est dans son rôle régalien de regarder de près et partir de là maintenant, d’accompagner quant il faut accompagner”, a-t-il ajouté.

En somme, martèle le ministre Watéba, “ce n’est pas décision qui empêchait qui que ce soit d’exister mais il s’agit de faire un arrêt sur image, et de voir comment redémarrer de façon sereine, en intégrant toutes les exigences que l’Enseignement supérieur doit observer lorsqu’il est question de former, de délivrer des diplômes et de répondre aux défis du futur”.

Dans la foulée, il faut souligner que, d’un mémorandum issu de cette rencontre, il se dégage une volonté mutuelle des deux parties, à s’accorder sur l’essentiel.

“De façon unanime, nous sommes arrivés à la résolution de faire les choses autrement, de faire en sorte que, loin d’abandonner ce secteur privé, qui se débrouille seul, l’Etat doit être plus regardant et de les accompagner pour améliorer leurs offres de formation afin que ces écoles puissent se mettre au niveau de l’émergence et de l’assurance qualité, un point essentiel de la feuille de route du gouvernement”, a révélé le ministre.

Et d’ajouter en ces termes : “Nous sommes tous d’accord que l’accompagnement au niveau du ministère de tutelle doit se faire, et que cet accompagnement ne vise qu’un seul objectif, c’est d’améliorer et rendre les structures d’enseignement supérieur privé plus performante et travailler pour que nous puissions nous connaitre davantage”.

Favorablement accueillie par les membres du CEPS, la démarche du ministre en charge de l’Enseignement supérieur, qui s’est évertué à se prêter à cet exercice délicat d’écoute et d’explications, laisse présager une rentrée académique paisible et de façon consensuelle.

D’ores et déjà, faut-il le préciser, les parties ont convenu de la date du 16 novembre 2020 comme celle d’une rentrée pédagogique.

Quant à la date du démarrage proprement dit des cours, eh bien elle est prévue en début décembre.

“Les choses vont se faire graduellement d’ici quelques jours, le mémorandum sera adopté, les inscriptions vont recommencer, il y aura la mise en place des commissions qui vont évaluer les EPES dans 6 mois”, a pour sa part déclaré le président du CEPES, Macy Akakpo, rassurant que “les parents n’ont pas d’inquiétudes à se faire”.

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