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Societé

Togo : licenciement ‘abusif’ de 170 employés de SOFANAT, l’Usyntrazofe lance un énième cri de détresse !

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Sept mois sans source de revenus, sans réintégration et sans reconversion…Les conditions de vie des 170 travailleurs de SOFANAT, licenciés de façon ‘arbitraire’, se dégradent au jour le jour. Une situation qui interpelle à plus d’un titre, particulièrement en ce temps de crise sanitaire liée au Covid-19. Mieux, une urgence qui mérite une attention particulière de tous les acteurs impliqués dans la promotion du travail décent au Togo. Se faisant le porte-voix de ces employés qui côtoient la misère depuis lors, l’Union syndicale des travailleurs de la Zone franche d’exportation (USYNTRAZOFE) est montée au créneau pour dénoncer un ‘silence coupable’ de l’Administration du travail vis à vis de la demande du dialogue social mais aussi une ‘mauvaise compagnie’ de la Confédération syndicale des travailleurs du Togo (CSTT).

Dans une liminaire, rendue publique lors d’une conférence de presse samedi dernier à Lomé, l’USYNTRAZOFE a appelé la direction de la Société de Fabrication de Nattes (SOFANAT) installée dans la Zone franche, et fermée au dialogue, à reconsidérer sa position, en vue d’un dénouement heureux de la crise.

Selon l’Usyntrazofe, en procédant au licenciement de ces travailleurs, pour s’être insurgés contre une rallonge des heures de travail, décidée unilatéralement par la direction sans discussion préalable avec les délégués de personnel, la direction de SOFANAT fait ainsi entorse aux normes et directives de l’OIT.

Elle souligne également que cette démarche vient prendre le contre-pied de la vison du Chef de l’Etat togolais, celle de sauvegarder les emplois à tout prix, en cette période de crise sanitaire.

Dans la déclaration liminaire, les responsables de l’USYNTRAZOFE ont dénoncé le ‘jeu trouble’ de la Confédération syndicale des travailleurs du Togo (CSTT) dans l’affaire, qui constitue un nouveau coup porté contre la dignité humaine et sape les bases de la justice sociale.

En effet, dans la recherche des voies et moyens en vue d’un règlement du conflit entre les deux parties, font savoir les responsables de l’organisation syndicale, les Centrales syndicales du Togo ont également été saisies pour leurs soutiens.

Ces dernières avaient ainsi mandaté la CSTT qui, précisent-ils, « avait pris la position de soutenir l’employeur ». Ceci, « en accusant les Délégués et l’USYNTRAZOFE sur toutes les lignes du déroulement de la crise ».

« La SOFANAT aurait-il déboursé un moyen pour payer le silence et la mauvaise compagnie de certains partenaires sociaux de la relation du travail dans cette crise, en défaveur des travailleurs victimes ? », s’interroge l’USYNTRAZOFE.

Désorientés et tirant le diable par la queue depuis plus de sept mois, les employés licenciés de SOFANAT appellent les autorités compétentes à intervenir afin qu’ils puissent regagner leurs postes de travail.

Et face au statu quo, l’USYNTRAZOFE invite pour sa part le gouvernement togolais, les parlementaires et ses partenaires à se saisir de ce dossier brûlant.

A préciser enfin que, selon de sources bien introduites, la direction de SOFANAT aurait déjà recruté de nouveaux travailleurs en remplacement des 170 laissés sur le carreau.

LIRE L’INTÉGRALITÉ DE LA DECLARATION LIMINAIRE

Ci-dessous quelques documents :

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